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LE 24/24 DE IERO ANIZAN

16 août 2018 - 12:21

Dans la chrétienté, Saint Pierre est considéré comme le premier des douze disciples de Jesus-Christ. Baptisé Prince des apôtres dans le nouveau testament, ce « révolutionnaire » est connu pour son côté protecteur et pour sa loyauté sans nom. Si nos amis catholiques ont le plaisir de s’identifier à Saint Pierre, au club de l’OBVA, nous pouvons en faire de même avec notre Saint Pierre Anizan. Hormis une petite parenthèse d’une année du côté de la Pommeraye, où son pote de toujours Fab Bourrigault, l’avait attiré dans ses filets, Pierre Anizan n’a connu qu’un seul et même club. Ayant juré fidélité à l’OBVA, cet amoureux des joueurs d’un seul et même club que sont les Maldini, Totti, ou dans une autre mesure Vincent Manceau, évoque cette escapade avec un peu de regret, voire même d’amertume. Joueur à part entière de l’équipe première, il est en parallèle l’éducateur en chef de la catégorie U15 depuis l’an dernier. Après une première saison convaincante, il passe la seconde puisque s’occupera également de la catégorie U17. Des week-ends bien chargés en perspective pour cet homme de challenge qui deviendra peut-être un jour responsable du football « béconnais », villemoisanais », « augustinois »… du coin quoi, ce sera plus simple ! En attendant, une chose est sûre, le garçon est loquace, ultra intéressant, et l’interviewer pendant près d’une demi-heure fût un réel privilège…


1) Pourquoi le football ?

Contrairement à beaucoup, mon père n’est pas un « fana » de foot au départ, mais bien de basket, faisant le bonheur de l’ABC pendant de nombreuses années en tant que joueur. J’aurais donc pu taquiner la balle orange, et me servir de mes mains plutôt que de mes pieds. Cependant, du côté de ma mère, ses sept frères jouaient au ballon rond du côté de Chazé sur Argos. Alors ok, c’était pas le barca, je l’avoue, et ils ne m’ont pas appris grand-chose footballistiquement. Malgré tout, avec leur amour du foot, ils m’ont transmis le virus, et c’est pourquoi j’ai pris ma première licence à l’âge de six ans avec un certain Fab Bourrigault.

2) Ton club préféré en France ?

Disons qu’il y en a deux… 60% pour Angers Sco et 40% pour l’Olympique Lyonnais.

3) … et à l’étranger ?

Je n’ai pas forcément de clubs préférés. Ce qui me plait, ce sont les clubs « outsiders ». Peut-être pas Benevento où le Bétis Seville, mais des clubs juste en dessous des plus grands. Par exemple, l’Atletico en Espagne, Tottenham en Angleterre… ils arrivent à rivaliser avec le top du top alors qu’ils n’ont pas le même statut et les mêmes fonds. Pour résumé, hormis la Juventus, je n’aime pas les favoris (rires).

4) Croque Monsieur ou Pizza ?

Je suis un peu plus pizza… La « quatre fromages », tout dans la simplicité.

5) Ta qualité première sur un terrain ?

L’altruisme, je pense. J’aime l’esprit de groupe et que les autres se sentent bien. Ma petite personne, elle vient ensuite.

6) … et ton plus gros défaut ?

Mon manque de niaque, ça m’a parfois joué des tours…même si je pense progresser avec l’âge (rires).

7) OM ou PSG ?

Un tout petit peu plus PSG. Marseille, et surtout les marseillais, ils ont une trop « grande gueule ». Quand ça perd deux matchs c’est la fin du monde, et quand ils gagnent deux matchs, ils sont les meilleurs d’Europe. Mais dans l’ensemble, ni Paris, ni Marseille ne sont vraiment dans mon cœur.

Ton joueur préféré ?

Sonny Anderson ! J’ai « kiffé » ce joueur-là, son instinct de buteur, son dévouement pour l’OL, son super état d’esprit. Il était l’un des maillons forts de cette fameuse filière brésilienne lyonnaise avec Juninho et les autres. Franchement, c’était les belles années, la régalade même.

9) Tu fais quoi dans la vie ?

La saison dernière, je suivais une formation d’éducateur sportif (mutlisports), avec un diplôme à la clef. Actuellement, je suis en pleine transition. Je vais avoir pas mal de boulot au club en tant que bénévole, et si cela pouvait déboucher sur une création de poste, ce serait top ! Travailler dans le football, dans mon club de cœur, et dans ma ville, je ne peux rêver mieux.

10) Ton coéquipier préféré ?

Fabien Bourrigault ! Depuis tout petit, on a fait toutes les catégories ensemble, l’école, etc... Et puis c’est surtout pour le fait que je lui ai tout appris du foot que je l’aime (rires)...

11) C’est qui le plus technique à l’OBVA ?

Certains vont penser que je fais une fixette, mais c’est… Fab Bourrigault, une nouvelle fois ! J’ai beau le chambrer, c’est le plus fort techniquement que j’ai vu depuis tout petit. Capacité d’élimination impressionnante et une qualité de passes au-dessus de la moyenne. Capable d’un coup de folie à tout moment. Pas de dégaine pourtant, mais d’une facilité déconcertante (rires).

12) … et le moins technique ?

Steve Beaupérin ! Il devrait s’entraîner un peu plus… (rires), et moins faire la fermeture de la buvette. (Steve est le numéro un au niveau du nombre d’entraînements l’an dernier, pour simple information).

13) Ping-pong ou bière-pong ?

J’aime bien les deux, avec une petite préférence pour le bière-pong. Disons que le Ping-Pong, j’ai la bière à la main pendant que je joue et peux boire à n’importe quel moment, alors qu’au bière-pong, je depends du niveau de l’adversaire pour me désaltérer…

14) Messi ou Ronaldo ?

Je suis plus Messi, sans trop de raisons d’ailleurs.

15) Ton film préféré ?

Il faut sauver le soldat Ryan (où le soldat Poupoute, si si, il existe aussi, (rires)). Et la septième compagnie aussi, c’est mythique !

16) Ton style de musique ?

Electro et funk. En électro, j’aime bien Don Diablo, c’est vraiment pas mal, je conseille d’ailleurs.

17) La plus grosse connerie de ta vie ?

Je pense que c’est lorsque je jouais en moins de 15 ans au foot. On était au tournoi de Pouancé, contre Châteaubriant si je me souviens bien. Je fais un déboulé sur le côté droit, un défenseur se présente devant moi, hop, grand pont. Je passe devant mon adversaire, mais le gars n’aime pas ça, il est énervé. Il revient sur moi comme un fou, me met un gros tampon, je tombe et je me fais un mal de chien au niveau du poignet. A ce moment-là, j’ai mal, très mal même, mais j’ai envie de continuer. Arthur Brunetti, un de mes coéquipiers de l’époque devenu jockey d’obstacle, me fait un bandage avec son bandeau pour ses cheveux (système D). Je termine le tournoi avec la main dans le sac, en serrant les dents. Ensuite, je suis rentré à la maison, mon père a gueulé du fait que je termine bêtement le tournoi dans cet état. Souffrant trop, on a fini aux urgences, trois heures d’attente et au final… poignet cassé et un mois et demi de plâtre (rires), la belle affaire !

18) Ton surnom ?

J’en ai plusieurs. Au club c’est Iero. Et dans la vie en règle générale c’est Pierrot, même si y’a Piep (que je n’aime pas trop d’ailleurs, rires).

19) Guardiola ou Mourniho ?

Guardiola ! Pour le jeu tout simplement. Mourinho est marrant en conférence de presse, mais footballistiquement, il n’y a pas photo entre les deux.

20) Superstitieux ? Si oui, sur quoi ?

Non, je ne suis pas forcément superstitieux. Jeune, je pouvais l’être un petit peu, maintenant avec l’âge, plus rien, ce qui doit arriver arrivera !

21) Si tu avais été footballeur, t’aurais joué où ?

Au Sco d’Angers pour représenter ma région !

22) Facebook ou Snapchat ?

Les deux, je suis polyvalent !

23) Le joueur pour lequel tu te prenais dans la cour de récré ?

Y’en a plusieurs, mais j’aimais bien me prendre pour Francesco Totti. Outre la classe qu’il avait et son numéro 10, sa capacité à faire des passes D et à marquer des buts, ce que j’aimais surtout chez lui, c’est sa fidèlité à la Roma alors qu’il aurait pu jouer dans n’importe quel club de la planète. Chapeau bas !

24) Un mot pour définir l’OBVA ?

Convivialité !

GL

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